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In Mans, this traditional toy shop has been around for 30 years I think Ive done rather well

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Julie Hurisse

En plein centre-ville du Mans (Sarthe), le Diablotin, rue marchande, est une institution. Peu de commerces affichent aujourd’hui sa longévité. Sa créatrice et propriétaire, Céline Bougard, fêtait les 30 ans de son magasin de jouets ce samedi 21 mars 2026.

Pousser la porte du Diablotin au Mans, c’est s’assurer un moment paisible entouré de peluches, jouets en bois et autres jouets pour enfants. À 64 ans, Céline Bougard voulait marquer les 30 ans de sa boutique.

Au Mans, cette boutique de jouets traditionnels existe depuis 30 ans

Mancelle habitant aujourd’hui à Saint-Jean-de-la-Motte, Céline Bougard a commencé sa carrière comme “camelot”. “Je faisais les marchés et les braderies dans toute la France. J’ai fait des démonstrations de couteaux de chasse et de pêche, de voitures qui se retournent, de chouchous pour faire des chignons”, sourit-elle.

Avec l’arrivée de son troisième enfant est venue l’envie de plus de stabilité. “Mon mari était ébéniste et menuisier de métier. On a décidé d’ouvrir une boutique de meubles et de décorations pour enfants”. En 1996 naissait le Diablotin, première version, rue nationale. Le nom s’est imposé de lui-même. “On cherchait, on a pensé aux enfants en se disant que c’étaient des petits diablotins”. Le nom était né.

“Je me suis concentrée sur les jouets traditionnels”

En 1998, Céline Bougard décide de se consacrer uniquement à la revente de jouets. Le Diablotin évolue et déménage au 4 rue Marchande.

Elle se concentre sur des jouets traditionnels. Une ligne sur laquelle elle n’a jamais varié et qui fait toujours le succès de la boutique au Mans aujourd’hui.

“Je me suis concentrée sur des jouets traditionnels, pas forcément des jouets à la mode, des jouets traditionnels en bois, en tissu. J’en ai un peu aussi en plastique, dans la figurine, des choses comme ça, mais ce sont principalement des matières nobles.”

Céline Bougard

Si tout n’est pas fabriqué en France, la majorité de ses fournisseurs sont français. Des noms qui résonnent dans le monde du jouet : Moulin Roty ou Histoires d’ours pour les peluches ou encore Vilac, Djeco…

La commerçante reste admirative devant l’inventivité des créateurs. Elle se diversifie en surfant sur des produits très demandés : “des Sonny Angels, des Smisky (ndlr-des figurines japonaises) ou encore des Jellycats”.

“Le commerce, ça devient de plus en plus compliqué”

Si aujourd’hui, elle travaille seule, au meilleur moment de son activité, Céline Bougard a employé quatre vendeuses. “C’était dans les années 2007-2008. Après il y a eu les Gilets jaunes, le Covid, les manifestations, aujourd’hui c’est la guerre au Moyen-Orient. Il y a toujours quelque chose. Le commerce, ça devient de plus en plus compliqué”.

Elle prend le temps d’un regard en arrière. “Quand on voit toutes les boutiques qui ferment en centre-ville, je me dis que j’ai plutôt bien tenu”. Hormis ne pas compter ses heures, elle bénéficie d’une “clientèle fidèle, attachée aux belles choses mais aussi à la vente traditionnelle que je peux lui apporter”.

Elle compte parmi ses clients aujourd’hui des personnes qu’elle a connues enfants et qui sont devenues parents.

“C’est sympa. Je les regarde bien, je me dis Ah oui, c’est lui là, le gamin là, qui touchait à tout, et à leur tour, ils disent à leurs enfants ‘tu touches avec les yeux’.”

Céline Bougard

L’envie de profiter de ses petits diablotins

La commerçante est en train de prendre sa retraite. “J’ai voulu fêter les 30 ans de la boutique parce que je ne pense pas faire les 40. Avec une élève stagiaire en bac pro qu’elle accueille, elle a proposé samedi un déballage mais également des jeux à l’étage pour les enfants avec gâteaux et bonbons en dégustation”.

La commerçante va poursuivre son activité encore quelques années mais commence à ressentir “l’envie de profiter un peu de mes petits enfants, mes petits diablotins”.

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James Whitaker
I am James Whitaker, a journalism graduate from the University of Melbourne, where I specialised in political reporting and media ethics. I began my professional career in 2013 as a junior reporter at The Age, covering local governance and public policy in Victoria. In 2017, I moved into national political coverage, reporting on federal elections, parliament, and policy reform. Over the years, my work has focused on clear, factual reporting and long-form political analysis grounded in verified sources.