Un comportement peu responsable qui aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques. Jeudi 22 janvier, à Arcueil (Val-de-Marne), un jeune homme s’est grièvement blessé en tentant de monter sur un train en marche.
Il est environ 20h10 sur la partie sud de la ligne du RER B. Un jeune homme, âgé d’environ 20 ans selon une source policière, descend du train en gare de Laplace, à Arcueil. C’est alors, raconte la RATP – qui exploite cette portion de la ligne – qu’il a tenté de monter sur le marchepied, lorsque les portes étaient refermées et le RER en train de repartir.
Mais le jeune homme a perdu l’équilibre, et a glissé entre le marchepied et le quai, poursuit la régie de transports. “Par chance, il a pu se réfugier sous le nez de quai pendant le passage du train”, cet espace creux situé sous les quais où passent parfois des câbles. Cela lui a certainement sauvé la vie. S’il était tombé sous les roues du RER, l’issue aurait pu être toute autre.
Toujours d’après la RATP, l’homme s’est relevé de lui-même, avant que des voyageurs ne l’aident à remonter sur le quai. Il a été pris en charge par les pompiers. D’après une source policière, il a été transporté en urgence absolue à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, souffrant d’un traumatisme crânien et d’une possible fracture du bassin.
La RATP annonce son intention de porter plainte contre le jeune homme pour cette tentative de “train-surfing”. Ces comportements dangereux, qui consistent à monter sur un train en mouvement à l’extérieur de celui-ci, étaient multipliés il y a quelques mois, notamment sur la ligne 6 du métro, au niveau du pont de Bir-Hakeim. Ce qui avait amené les députés à légiférer sur la question. Désormais, la pratique est un délit, puni d’une amende de 3 750 euros.
“La RATP rappelle que l’environnement ferroviaire est dangereux, avec des trains en circulation, des risques électriques, des risques de chute, etc. Nous appelons à faire preuve de discernement et à ne pas se prêter à cette pratique inconsidérée, irresponsable et extrêmement dangereuse, pouvant entraîner la mort”, insiste la régie autonome des transports parisiens. Depuis 2015, au moins trois personnes auraient perdu la vie sur le réseau de métro en s’y adonnant.


