Home kids I showed her son 1990s movies: I didnt expect such a transformation

I showed her son 1990s movies: I didnt expect such a transformation

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Quand son petit garçon s’est mis à vivre au rythme des dessins animés ultra-rapides, Lauren Isler a d’abord pensé à une simple phase. Les colères au moment d’éteindre et les heures d’agitation qui suivaient chaque épisode ont pourtant vite fini par l’alarmer. Pour tenter autre chose, elle a décidé de lui montrer les dessins animés des années 90 avec lesquels elle avait grandi.

Comme beaucoup de parents, cette mère au foyer américaine ne voulait pas supprimer totalement les écrans, seulement retrouver un enfant apaisé. Elle se souvenait que ses héros animés parlaient lentement, vivaient des histoires du quotidien, loin des tempêtes de couleurs d’aujourd’hui. Ce retour en arrière allait provoquer chez son fils une transformation à laquelle elle ne s’attendait pas du tout.

Avant l’expérience : un enfant surexcité par des dessins animés ultra-rapides

Face aux crises répétées, Lauren Isler explique avoir ouvert les yeux sur l’impact de certains contenus. “À chaque fois qu’il regardait ces programmes, il était agité pendant des heures”, raconte Lauren Isler sur Yahoo.com. Elle voyait son fils épuisé mais incapable de se poser, avec une nervosité qui débordait bien après l’écran éteint.

En replongeant dans ses souvenirs, elle s’est souvenue d’une autre ambiance : “Quand j’étais petite, les dessins animés étaient plus lents, plus doux. Je me suis demandé si cela ferait une différence”, explique-t-elle. Elle met alors Franklin, Doug, Les Razmoket, sans rien dire à son fils, simplement curieuse de voir ce qui se passerait.

Pendant : la découverte des vieux dessins animés et une réaction immédiate

Dès les premières minutes, la scène change. “Il s’est assis tranquillement, il a regardé sans gigoter, sans parler tout le temps”, se souvient la maman. Après l’épisode, elle observe qu’il est plus posé, presque différent. Puis vient le moment qui la bouleverse : “Il a pris un livre et m’a demandé si on pouvait le lire ensemble. C’était une première ! Avant, il serait resté dans une excitation difficile à gérer”.

Intriguée, elle renouvelle l’expérience plusieurs jours de suite, toujours avec ces dessins animés des années 90 pour calmer les enfants. Le résultat reste le même, jour après jour. “C’était comme si on avait appuyé sur le bouton ‘pause’ dans sa tête”, décrit-elle. En mars 2024, elle raconte cette histoire sur Instagram : sa vidéo devient une véritable vidéo virale, dépassant 128 millions de vues et donnant des idées à des parents du monde entier.

Après : pourquoi ces dessins animés apaisent-ils autant les enfants ?

En observant le contenu, Lauren Isler met le doigt sur plusieurs détails : “Il y a des silences, des dialogues posés, pas de musique stressante en fond tout le temps”, explique-t-elle. “Les histoires sont simples, ancrées dans le quotidien, sans explosion de couleurs ou d’effets spéciaux. Il y a moins de stimulation mais plus de place pour l’attention et la réflexion”, ajoute-t-elle. Des expertes interrogées par le site suisse Blick décrivent le même phénomène : plans plus longs, peu de personnages, univers réalistes qui laissent le temps au cerveau d’un jeune enfant d’organiser ce qu’il voit.

Pour Lauren Isler, le changement se voit à l’œil nu : “Mon fils n’est plus pris dans un tourbillon d’images et de sons. Il peut suivre l’histoire, ressentir ce que vivent les personnages”. Une étude citée par Blick montre qu’à l’inverse, seulement neuf minutes de contenu très rapide peuvent réduire la capacité d’attention pendant plusieurs heures. Le ministère de l’Éducation nationale en France rappelle que le risque vient surtout d’un usage excessif et de contenus mal choisis ; des programmes calmes, anciens comme Petit Ours ou Franklin, ou récents comme Ernest et Célestine, peuvent au contraire aider les enfants à se poser, à condition de garder des durées raisonnables et de regarder avec eux de temps en temps.