La Pologne du parti Droit et Justice, 2015 – 2023, l'Italie de Giorgia Meloni depuis 2022, et la Hongrie de Viktor Orban depuis 2010.“Viktor Orban est un visionnaire, un pionnier (…). Electeurs hongrois ! Le 12 avril, vous êtes les premiers à voter dans ce qui s’annonce comme un bouleversement électoral de notre continent en 2027 !” Marine Le Pen, en meeting à Budapest, le 23 mars dernier. Comme un miroir tendu : quelle gouvernance RN en cas de victoire l'an prochain ? Point de départ de la note passionnante, que publie, ce matin, l'institut Montaigne. Sous la plume des historiens et politologues Christophe Jaffrelot, Blanche Leridon et Marc Lazar. 90 pages pour sortir d’une forme de paresse intellectuelle. Quand on passe au scanner ces 3 expériences « nationale-populiste » au sein de l'UE, tout n’est pas monolithique.Pourquoi préciser cette appartenance à l'Europe ?Parce qu’à chaque fois, le fossé est immense, entre l’europhobie de la campagne, de la conquête du pouvoir et le pragmatisme une fois aux commandes. La Pologne, premier bénéficiaire net de l'UE. L’Italie, principale destinataire du plan européen de relance post-Covid. Même paradoxe sur l’immigration ! Xénophobie dans les mots, ouverture dans la pratique, selon Marc Lazar. “Le cas le plus emblématique est sans doute celui de Giorgia Meloni en Italie, qui a accepté près de 900.000 immigrés, même si une partie d’entre eux sont supposés être des immigrés qui doivent repartir : ils font des travaux saisonniers.”Giorgia Meloni compose avec le patronat italien, la Confindustria. En Pologne, 1% de main d'Å“uvre immigrée en 2013, 7 fois plus aujourd’hui ! La Hongrie a adopté une loi sur les « travailleurs invités ». Décalage aussi sur l’écologie… La transition se fait, à bas bruits, sous l'effet des subventions européennes. La Pologne pour réduire sa dépendance au charbon. L'Italie et la Hongrie, où l'éolien et le solaire progressent.Peut-on mettre un signe égal entre ces 3 expériences politiques ?Non, si vous prenez la guerre en Ukraine : Poutine clive. La Pologne et l’Italie regardent vers Washington. Orban vers le Kremlin.
Oui, si vous regardez les valeurs défendues.“C’est une politique très active autour d’un slogan qui les unit : Dieu, famille, patrie. Défendre la chrétienté, défendre la famille traditionnelle et exalter la patrie.” pour Marc Lazar. Au détriment des juges, des médias, des minorités. Sans jamais réussir à étouffer complètement les contre-pouvoirs. Si elle devait adhérer aujourd'hui à l'UE, la Hongrie resterait sûrement sur la touche !Et la France dans tout ça ?Un citoyen averti en vaut deux. L'institut Montaigne nous dit à quel point les discours sur « l'Europe tu l’aimes ou tu la quittes » sont dépassés. Le réel rattrape les idéologues. Et le RN devrait lire cette note, au lieu de décrocher les drapeaux européens, comme l’a fait le nouveau maire de RN de Carcassonne, Christophe Barthès, viticulteur dont la société a touché, depuis 2010, près de 300.000 euros d’aides de l’Europe !
Oui, si vous regardez les valeurs défendues.“C’est une politique très active autour d’un slogan qui les unit : Dieu, famille, patrie. Défendre la chrétienté, défendre la famille traditionnelle et exalter la patrie.” pour Marc Lazar. Au détriment des juges, des médias, des minorités. Sans jamais réussir à étouffer complètement les contre-pouvoirs. Si elle devait adhérer aujourd'hui à l'UE, la Hongrie resterait sûrement sur la touche !Et la France dans tout ça ?Un citoyen averti en vaut deux. L'institut Montaigne nous dit à quel point les discours sur « l'Europe tu l’aimes ou tu la quittes » sont dépassés. Le réel rattrape les idéologues. Et le RN devrait lire cette note, au lieu de décrocher les drapeaux européens, comme l’a fait le nouveau maire de RN de Carcassonne, Christophe Barthès, viticulteur dont la société a touché, depuis 2010, près de 300.000 euros d’aides de l’Europe !






