Le gouvernement assume de changer d’échelle avec l’éolien en mer, assure Roland Lescure, le ministre de l’Économie. “Un parc éolien offshore, c’est cinq à dix ans à construire, donc si on ne le lance pas maintenant, il n’arrivera pas à temps. Un EPR, c’est 10 à 15 ans à construire. Donc on adapte notre offre à la flexibilité de la construction et à l’évolution de la demande.” Il faut rappeler qu’à l’origine, la France voulait atteindre les 18 gigawatts de puissance en 2035, mais cet objectif a été repoussé à cause du retard cumulé.
Maintenant que les appels d’offres ont été lancés, il faut que les industriels y répondent. Le gouvernement se montre plutôt confiant et pense qu’il y aura des candidatures, mais il y a un potentiel frein. En moyenne, il faudra, avec ces 10 projets, que le prix de l’électricité produite ne dépasse pas les 100 euros le mégawattheure. Certains industriels aimeraient qu’il n’y ait pas de plafond.Anne-Catherine de Tourtier, présidente de l’association France Renouvelable, veut faire passer un message. “Il faut adapter les modalités qui font en sorte que ça attire les investisseurs, selon elle, pour avoir plus d’investisseurs, qui permet justement d’avoir une compétitivité accrue. Les énergies renouvelables peuvent être encore davantage compétitives, car nous sommes en mesure de l’être et nous le prouvons dans de nombreux pays.” L’an dernier, le site d’Oléron n’avait par exemple attiré aucun candidat avec un plafond à 100 euros.




