In Côte-d’Or, around a hundred owners join Gîtes de France each year. For the first time in Burgundy-Franche-Comté, the association organized a professional fair this Tuesday, in Pouilly-en-Auxois, dedicated to these people who wish to start or develop their activity.
C’est une première en Bourgogne-Franche-Comté. L’association Gîtes de France a organisé un gros salon ce mardi 31 mars, pour la première fois en Bourgogne-Franche-Comté, en Côte-d’Or exactement, à Pouilly-en-Auxois. Plus de 300 inscrits, et encore plus de participants. Un événement dédié aux professionnels, à ceux qui souhaitent développer leur activité ou carrément se lancer. En Côte-d’Or (avec la Nièvre comprise), il y a eu 2 % de nouveaux propriétaires en 2025, soit une centaine.
Le lieu choisi pour ce salon n’est pas innocent. “On a tous les jours des porteurs de projet qui frappent à notre porte, avance le directeur de l’association pour la Côte-d’Or et la Nièvre, Simon Debord. On a tous en tête les grosses localités touristiques ici, le vignoble entre Dijon et Beaune où il y a effectivement beaucoup d’hébergements. On a connu beaucoup de créations d’hébergements pendant des années. Là , depuis quelques années, on voit une forme de changement, de tassement sur ces zones – peut-être y a t-il trop d’offres aujourd’hui -, et des projets qui se créent tout au nord du département, dans des zones très rurales, qu’on pense éloignées des grands centres touristiques. Mais non. Il y a des hébergements qui se créent, et qui se remplissent. Il y a des clients qui viennent. Ce n’est pas une lubie que d’aller créer des projets dans ces secteurs-là . Le secteur de Pouilly-en-Auxois est en fort développement. Tous ces hébergements apportent un peu de revitalisation dans ces villages, avec la rénovation de belles bâtisses.”Illustration de cette dynamique avec l’histoire et le projet au long cours (dix ans qu’il lui trotte dans la tête) d’une Bourguignonne, Alexandra, à Massingy-lès-Vitteaux. Cette femme de 48 ans est en train de retaper une très vieille bâtisse qu’elle a eu en héritage. “On ne souhaite pas du tout s’en séparer. L’objectif est de faire revivre ce lieu. Il nous tient particulièrement à cÅ“ur, j’y ai grandi, il y a plein de souvenirs familiaux. Si on veut que le monde rural vive, explique-t-elle, il faut qu’on soit aussi acteurs, pas seulement y vivre et y dormir. Cela nous tient à cÅ“ur d’animer notre région et le tissu rural.”




