Tournée minérale: nos 4 recettes de mocktails pour tenir le mois sans alcool
Miser sur une base d’alcools bien pensée
Bonne nouvelle: pas besoin de transformer son salon en réserve de bar. Quelques incontournables suffisent pour couvrir l’essentiel: gin, vodka, rhum, whisky, tequila, vermouth, une liqueur triple sec (à base d’écorces d’orange, type Cointreau) et bitter – idéalement de deux types, l’un qu’on utilisera en exhausteur de goût (comme l’Angostura), l’autre qui pourra se boire en apéritif, seul (comme le Campari). “Avec une dizaine de bouteilles, on réalise 80 % des cocktails”, explique le bartender.
Envie d’aller un peu plus loin? Doubler certaines bases – par exemple un rhum blanc et un rhum ambré, ou deux styles de whisky – permet de jouer sur les profils aromatiques. Ajouter une liqueur de café ou de marasquin ouvre aussi la porte à des classiques comme l’espresso martini ou le negroni revisité.
Acheter moins… mais mieux
Un cocktail ne fait pas de miracle. Si la base est médiocre, le résultat le sera aussi. “Ce n’est pas parce qu’on ‘mélange’ qu’il faut se tourner vers les produits les moins chers”, rappelle la mixologue Hannah Van Ongevalle.
Mieux vaut investir dans quelques bouteilles de qualité que multiplier les références d’entrée de gamme. Amar Hennebert conseille d’ailleurs de passer par un caviste: on y trouve souvent des produits mieux sélectionnés, à des prix parfois comparables, avec en prime des conseils utiles. L’objectif: connaître ce que l’on achète, et surtout ce que l’on aime.
Ne pas oublier les “seconds rôles”
Les stars du bar, ce sont les alcools. Mais les vrais héros sont souvent ailleurs (et au cœur des cocktails sans alcool). Souvent relégués au second plan, les softs sont pourtant essentiels. Tonic, ginger beer ou ginger ale, mais aussi des basiques comme le cola ou l’eau pétillante, sont déjà un excellent point de départ.
“Avec un bon tonic – surtout que maintenant vous avez tous les goûts: fleur de sureau, rose… – ou une bonne ginger beer, on peut déjà faire beaucoup”, souligne Hannah Van Ongevalle. Un cola bien choisi suffit pour réaliser des classiques comme le Cuba Libre, tandis que l’eau pétillante permet d’alléger certaines préparations.
Oserez-vous la nouvelle tendance cocktail? La limonade au jus de cornichons est finalement délicieuse. Et bien sûr, les jus de fruits restent des incontournables qui permettent de varier facilement les plaisirs.
Travailler avec du frais (vraiment)
À condition de travailler avec des produits frais! Les jus industriels ou les ingrédients oubliés au fond du frigo sont clairement à éviter. Citrons, citrons verts, oranges et herbes aromatiques: difficile de tricher avec ça. “Il faut des produits frais, sinon le goût n’est pas le même”, insiste la mixologue. “Si tu veux faire tes cocktails à la maison, fais ton jus toi-même.”
Même logique pour les sirops. Un simple mélange d’eau et de sucre chauffé suffit, auquel on peut ajouter basilic, romarin, fruits ou épices.
Comprendre (au moins un peu) l’équilibre
Pas besoin de sortir la calculette, mais un bon cocktail repose toujours sur un trio: alcool, acidité, sucre. Une règle simple? Le fameux 5-3-2 (alcool, agrume, sucre). “C’est une base qui fonctionne pour presque tout”, explique Hannah Van Ongevalle.
Amar Hennebert évoque une logique proche, avec des ajustements selon les styles: deux parts d’alcool, une part d’acide, une part de sucre. Selon les goûts, on peut jouer sur l’acidité ou adoucir légèrement l’ensemble. Une fois cette mécanique comprise, improviser devient beaucoup plus simple – et souvent plus réussi.
Soigner les détails techniques
Le bon outil au bon moment, ça change tout. Un doseur permet d’éviter les cocktails “au pif” qui finissent souvent trop chargés, tandis que la glace joue un rôle clé. “On peut faire un très bon cocktail, mais le rater avec de mauvais glaçons”, rappelle Hannah Van Ongevalle.
Glaçons larges, bien froids, et idéalement changés au moment du service: la base. La dilution, elle, se fait naturellement au shaker ou au mélange, et permet d’adoucir l’alcool et d’harmoniser les saveurs. “On remplit toujours son shaker de glace et on change les glaçons dans le verre pour ne pas les casser”, précise Amar Hennebert. Des détails simples, mais déterminants.
Penser au plaisir (et à l’effet waouh)
Un cocktail, c’est aussi un moment. Ce sont souvent les derniers détails qui font toute la différence: un zeste d’agrume, quelques feuilles de menthe ou de basilic, quelques fleurs comestibles, une pointe de bitter ou de liqueur, voire une touche inattendue comme quelques gouttes de tabasco selon les recettes. “Le bar, c’est aussi une scène”, glisse Hannah Van Ongevalle.
Trois idées de cocktails à base de vodka
Ceux qui font shaker Bruxelles
Amar Hennebert est bartender et barista depuis plus de dix ans. Hannah Van Ongevalle, elle, évolue dans le métier depuis quatorze ans. Leur point commun? Leurs cocktails racontent toujours une histoire.
Pour découvrir leurs créations, rendez-vous au Bar 21 – au sein du Faubourg 21, un lieu à la croisée du bar à cocktails et du bar de spiritueux rares, où se côtoient grands classiques et créations signature ou au Corinthia Grand Hotel Astoria Brussels, où sa directrice de la mixologie, Hannah Van Ongevalle, vient de dévoiler sa nouvelle carte Love Letters.
Leur cocktail préféré? Amar Hennebert ne jure que par le negroni, tandis que Hannah Van Ongevalle privilégie les cocktails “spirit-forward”, plus secs et structurés – avec un favori absolu: le dry martini.
Un bar qui a du style
Pas besoin d’une pièce dédiée pour créer un coin bar chez soi. Une étagère ou même un simple chariot suffisent, à condition de penser l’ensemble comme un espace cohérent. L’idée: éviter l’accumulation et privilégier une sélection lisible, où chaque bouteille a sa place.
Côté accessoires, quelques indispensables bien choisis font la différence. “Un doseur, c’est essentiel pour garder de la régularité”, rappelle Hannah Van Ongevalle. Et s’il ne fallait en choisir qu’un, Amar Hennebert conseille “un shaker avec filtre intégré”, plus pratique à l’usage. Une cuillère de mélange complète le trio de base.
La verrerie joue aussi un rôle clé. Verre old fashioned, à pied et long drink: trois formats suffisent pour couvrir la majorité des usages. Mais rien n’empêche de varier les formes. “On boit toujours mieux dans un beau verre”, résume la mixologue.
Côté déco, tout est aussi une question d’usage. Si l’on souhaite en faire un vrai lieu de rencontre, prévoir un mange-debout ou quelques tabourets permet de recréer l’esprit d’un bar. Une lumière douce, un plateau, quelques herbes fraîches ou agrumes à portée de main suffisent ensuite à poser l’ambiance. Comme derrière un vrai bar, tout est question de mise en scène pour pouvoir faire le show.




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